A la Maison Blanche [The West Wing]

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 Chapitre 8 : Echec au roi

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Breakisover

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Localisation : Angers
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MessageSujet: Chapitre 8 : Echec au roi   Lun 19 Fév à 18:56

Chapitre VIII : Echec au roi


À l’aide d’une lampe éléctrique, Léo tentait de guider ses employés vers la sortie du bâtiment. Les hommes de sécurité tentaient de l’aider, mais ils étaient trop occupés à dissuader les voleurs de bas-étage à pénétrer dans la Maison Blanche, profitant ainsi de la panne d’électricité pour tout dérober. C’était le risque principal, et Léo le savait. Mais le vent soufflait déjà si fort qu’il ne fallait pas perdre une minute.
Léo : Margaret, dépéchez-vous enfin !
Leur limousine venait d’arriver et sa secrétaire trainait le pas, à cause de tous les dossiers qu’elles emportaient avec elle.
Léo : Vous aviez besoin de garder tout ça...
Margaret : Si je peux les garder, autant le faire.
Léo : Bon montez dans la limousine, je vous rejoint.
Margaret s’éxécuta. Léo regarda autour de lui. Une centaine de personnes s’agitaient autour des limousines et des différents véhicules qui les amèneraient à Down City, un abri secret à plusieurs kilomètres de profondeur. En face, les employés du Capitole étaient eux aussi en pleine évacuation. Un agent de sécurité lui apporta un haut-parleur et tout le monde s’arrêta au son de sa voix.
Léo : Je veux que tout le monde se calme, la panique n’arrangera rien ! Je suis Léo McGarry et c’est moi que vous devez suivre ce soir. Montez le plus vite possible dans les véhicules, vous pourrez appeler vos proches une fois à l’abri. Je ne veux aucun journaliste dans les pattes, qu’ils rentrent chez eux, bien au chaud, même chose pour les voleurs du dimanche. Bon courage à tous, on se retrouve là-bas !
Un coup de tonnerre éclata et Léo s’empressa de rejoindre Margaret dans la limousine.
Mallory : Papa, attends !
Léo : Mallory !
La fille de Léo accourut à l’intérieur, un parapluie et une valise à la main.
Mallory : Je viens avec vous !
Léo : Je croyais que tu étais rentré...
Mallory : Non, j’étais en train de passer un coup de fil à S... au bureau...
Léo : Bien, monte...
La limousine fut la première à démarrer, et fut bientôt suivi par tout un convoi qui se rendait en direction de Down City.

***

À quelques kilomètres de là, Abbey Bartlet faisait visiter son Q.G. secret à ses hôtes. Elle avait prêté des béquilles à C.J. qui avancait difficilement. Elle venait de placer Jessica au centre de soins, où les deux médecins travaillant pour elle s’occupaient de la réanimer. Joey Lucas et Kenny étaient restés à ses côtés. Apparement, Abbey pensait que la jeune femme avait de nombreuses chances de se remettre de son accident et que d’ici quelques jours, elle aurait retrouvé tous ses esprits. Le centre de soin souterrain avait quelque peu étonné Josh et les autres. En effet, lorsqu’on voyait cette vieille maison coloniale de l’extérieur, rien ne laissait présager qu’elle cachait tant de choses. En sortant de la pièce remplie de brancards, Abbey conduisit les visiteurs à travers un long couloir, dont les murs en pierre semblaient sortis tout droit d’une autre époque.
Sam : Nous sommes vraiment aussi profond que vous le dîtes, madame ?
Abbey : Mais oui mon petit Sam. Pourquoi cette question, vous ne vous sentez pas bien ?
Sam : C’est à dire que je suis un peu... claustrophobe...
Abbey : Ah, en effet, c’est embêtant. Mais ne vous inquiétez, vous allez vous y faire. Moi, cela fait des années que je viens régulièrement ici faire ma petite visite, et je ne sens plus du tout la pression.
Ils passèrent devant une porte en métal renforcé. Abbey s’arrêta et la désigna.
Abbey : Vous voyez cette porte ? Et bien elle mène directement à l’abri souterrain le plus sûr des Etats-Unis.
C.J. : Le fameux abri de Down City ?
Abbey : En effet. Si la Maison Blanche devait être évacué, c’est ici que son personnel se rendrait.
C.J. : Nous y sommes déjà venu lors d’un exercice d’évacuation. C’est vraiment très profond. Quand je pense que vous étiez juste à côté, en train de contrer les plans de Hoynes. Belle cachette !
Abbey : Merci. Je connaissais très bien le propriétaire de cette maison, Richard Lucas, avant qu’il ne meure.
Sam : Le père de Joey et Jessica ?
Abbey : C’est bien lui. Il l’a légué à ces filles et j’ai décidé aussitôt de les intégrer dans mon équipe. Et elles ne sont pas les seules. Nous allons surement croiser d’autres visages familiers au cours de la visite. Continuons, suivez-moi...
Abbey se remit en route, suivi, dans l’ordre, par Sam, Josh, C.J. et ses béquilles, puis Toby. Ce dernier prit d’ailleurs la parole.
Toby : Ce que je ne comprends pas, madame Bartlet, c’est pourquoi ne pas nous avoir intégrer également dans votre équipe ? Nous aurions pu vous être fort utile, non ?
Abbey : Mon cher Toby, je crois que vous aviez d’autres choses plus importantes à faire. Le but de Hoynes était de vous distraire de votre tâche et je suis fier d’avoir réussi à le déjouer. Vous êtes restez concentrés durant ces deux ans sur la politique, et rien d’autre.
Toby : Vous avez eu raison.
Abbey : Je sais que j’ai eue raison, merci Toby.
Ils arrivèrent devant un ascenseur.
Sam : Allons nous encore descendre plus bas, madame ?
Abbey : Je crains que oui, Sam. Mais ce sera la dernière fois. Ensuite, nous remonterons dans mon bureau personnel et je vous laisserai du temps libre.
Josh : Nous n’avons pas le temps de prendre du temps libre, madame. Nous devons retrouver Donna.
Abbey : Je m’occupe de Donna, Josh, ne vous en faîtes pas pour elle.
Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent et une femme d’une quarantaine d’années en sortit, des dossiers à la main, l’air absent.
Abbey : Ah, Debbie, vous tombez bien ! Je vous présente Deborah Fiderer, mon assistante personnel.
Debbie : Bonjour, enchanté.
Toby : Je vous reconnais. Avez-vous déjà travaillé à la Maison Blanche par le passé ?
Debbie : J’ai été renvoyé.
Toby : C’est bien ce qui me semblait.
Debbie : Vous avez besoin de quelque chose, madame Bartlet ?
Abbey : Euh, j’aimerais savoir si les agents Donovan et Toscano ont réussi leur mission. Avec le décalage horaire, j’avais oublié que la bombe était sensé explosé il y a quelques minutes.
Debbie : Normalement, tout doit bien se dérouler, ou on m’aurait prévenu, madame. Mais je vais me renseigner, je vous tiens au courant.
Abbey : Merci Debbie.
Debbie s’éloigna et Abbey monta dans l’ascenseur, suivi par ses hôtes, et par un Sam hésitant.
Abbey : Jessica a eu le temps de vous parler du plan California’s Sun ?
C.J. : Oui, dans l’avion. Hoynes a installé une bombe dans le musée que doit visiter le Président.
Abbey : Exact. Et normalement mes hommes viennent de la désamorcer. J’espère que Jed se porte bien et qu’il n’est pas arrivée malheur...
Elle appuya sur un bouton et les portes de l’ascenseur se refermèrent.

***

Confortablement installé dans un bar de la Cité des Anges, avec Doug et Connie, Bruno sirotait sa téquila avec un plaisir certain. Il n’y avait pas grand monde autour d’eux, juste un vieillard et un homme d’affaires pressé en train feuilleter le Times.
Bruno : Excusez-moi, barman ?
Le barman, un homme corpulant au regard vide, s’approcha de lui.
Le barman : Qu’est ce qu’il y a ?
Bruno : Vous avez le satellite ici ?
Bruno désigna un vieux poste installé derrière le comptoir.
Le barman : Ouais, pourquoi ?
Bruno : Pourriez vous allumer le poste sur CNN, s’il vous plait ?
Le barman s’éxécuta sans oublier de grommeler au passage. Tout comme Doug et Connie, Bruno eut une soupir de satisfaction en voyant les images diffusés par CNN. La journaliste ne semblait, elle-même, pas croire ce qu’elle racontait.
La journaliste : Il y a quelques minutes, un horrible drame vient de se produire, alors que le Président Jed Bartlet et son équipe inauguraient le musée Van Gogh à Los Angeles. Une bombe a explosé sans que personne n’ait pu la déceler. On ignore encore si le Président a été touché mais nous savons déjà qu’il y aura des victimes et de nombreux blessés. Le FBI vient d’être prévenu et n’exclut pas l’acte d’un groupuscule terroriste.
Il n’en fallu pas plus pour contenter Bruno.
Bruno : Barman, apportez des téquilas à tout le monde, j’offre ma tournée !

***
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MessageSujet: Re: Chapitre 8 : Echec au roi   Lun 19 Fév à 18:56

Abbey avait mené C.J. et les autres dans une longue salle ressemblant de façon troublante à l’Aile l’Ouest. Des bureaux remplis de dossiers partout, des personnes travaillant autour d’ordinateurs et de cafés bouillants et une allée principale grouillant d’assistantes.
Abbey : Voici la salle d’investigation, comme j’aime à l’appeler. C’est ici que mon équipe s’informe sur les agissements de Hoynes. C’est comme à la CIA, tout se joue grâce aux agents doubles et aux taupes cachés ici et là dans l’entourage du Vice-Président.
C.J. : Qui dirige toute cette personne quand vous n’êtes pas là ?
Abbey : À dire vrai, j’ai un peu copié le système de l’aile l’Ouest pour ce qui est de la hiérarchie.
C.J. avait donc vu juste.
Abbey : Je fais un peu office de Présidente. Debbie est ma sécrétaire. Joey est mon secrétaire d’Etat Général, ou plutôt mon bras droit. Elle est secondé par sa soeur et par Kenny. Mon attache de presse n’en ait pas un, c’est plutôt quelqu’un qui gère notre groupe à l’étranger, notre ministre des affaires si vous préferez.
C.J. : Et de qui s’agit-il ?
Abbey : Lord John Marbury. Il est actuellement en Angleterre et suit l’affaire California’s Sun de très près.
C.J. : Vous croyez vraiment qu’on puisse faire confiance à ce rigolo ?
Abbey : John est un homme de confiance, malgré ses airs excentriques. Croyez-moi, je lui confierait ma vie.
Toby : Qui s’occupe de la communication ?
Abbey : Personne, il n’y a pas vraiment de communication vraiment dite, nous ne passons pas à la télévision et nous n’avons rien à faire avec les journalistes, dieu merci. Comme je vous l’ai déjà dit, Oliver Babish s’occupe de toute la partie légale de l’organisation, avec son adjointe, l’avocate Jordan Kendall.
C.J. : C’est grâce à lui que l’affaire de la sclérose en plaques n’a pas été un véritable fiasco ?
Abbey : En partie, oui. Et aussi grâce à moi, je vous le rappelle.
C.J. : Oui, madame.
Abbey : Et peut-être connaissez-vous le docteur Stanley Keyworth, Josh ?
Josh : Stanley Keyworth. Vous voulez rire ? Je lui dois tout. Absolument tout. Il est ici ?
Abbey : Il a son bureau à Washington. Mais, en effet, il travaille pour moi.
Josh : En quoi un spécialiste en traumatisme peut-il bien vous être utile, madame ?
Abbey : Vous savez tous que John Hoynes a un problème.
Toby : Son alcoolisme.
Abbey : Exact. Stanley est son psychanalyste personnel et Hoynes lui confie tout. Mais pas seulement sur ses problèmes de boisson, si vous voyez ce que je veux dire...
Toby : Madame Bartlet, je dois vous avouer que tout ce que vous avez construit depuis ces deux ans est si grandiose et si...parfait.
Abbey : Parfait, je ne peux pas dire. Mais grandiose, je dois l’avouer oui, merci Toby. Vous quatre et mon mari le valez bien !
Abbey Bartlet avancait dans les allées et saluait au passage son équipe, souriant malgré son inquiétude évidente. L’un deux arrêta alors sa supérieure et lui donna un mémo. Le sourire d’Abbey s’effaça soudainement.
Abbey : Je crains fort que la visite soit terminée...

***

La limousine continuait d’avancer malgré la tempête environnante. La pluie empêchait Léo de voir le paysage de plus près mais il savait que Down City était un endroit sûr. À quelques kilomètres de la Maison Blanche, à l’extérieur de l’agitation de la capitale. Mallory, perdu dans ses pensées, ne semblait pas se préoccuper du vent et de la pluie.
Léo : Tu pense encore à Sam, j’imagine...
Mallory : Et alors ? J’ai encore le droit d’y penser, non ?
Léo : Quand je pense qu’en ce moment, il doit se la couler douce sous le soleil de la Californie...
Mallory : Je te rappelle que c’est toi qui l’y a envoyé, papa.
Léo ignora la mauvaise humeur de sa fille et se tourna vers Margaret. Sa secrétaire paraissait beaucoup plus inquiète que Mallory.
Léo : Ecoutez, Margaret, je sais que la situation est difficile à gérer. Mais je vous promet que dès demain, nous serons de retour à la Maison Blanche, sain et sauf.
Margaret : Ce n’est pas pour nous que je m’inquiètes, Léo...
Léo lui lança un regard interrogateur mais c’est Mallory qui prit la parole.
Mallory : Oh mon dieu Margaret, vous avez de la famille à Washington ?
Margaret : Ma soeur et ma nièce. Je me demande s’ils sont en sureté.
Léo : Ne vous inquiétez pas pour ça, Margaret. Je suis sur que tout Washington a également été évacué vers un autre endroit. Dès que nous serons arrivés à Down City, vous pourrez essayez de contacter votre famille.
Le téléphone portable de Mallory se mit justement à vibrer.
Léo : D’où ça vient ?
Mallory : C’est un message de Sam !
Léo : Quand on parle du loup...
Margaret : Et qu’est ce que ça dit, si ce n’est pas trop indiscret ?
Mallory se plongea dans la lecture de son message et quand elle releva la tête, elle était livide.
Léo : Mais enfin Mallory, que se passe-t-il à la fin ?
En guise de réponse, Mallory lui tendit son portable et Léo examina le message de Sam.
« Mallory, j’ai bien reçu ton message. Mais quelque chose de grave vient de se produire. Comme je n’arrive pas à joindre ton père, je m’adresse à toi, en espèrant que tu le préviendras, si ce n’est pas déjà fait. Il y a quelques minutes, le Président a été victime d’un attentat à la bombe à Los Angeles. Où que tu sois, dis à ton père de me rappeler. »

***

Donna n’en croyait pas ses yeux. Quand Mandy l’avait sorti de sa cellule improvisé il y a quelques minutes, elle s’attendait à devoir subir un interrogatoire musclé, voire même des tortures. Elle s’attendait à tout mais surtout pas à ça. Mandy l’avait installé devant un vieux poste de télévision qui diffusait le journal télévisé. Donna crût rêver en apercevant les gros titres, mais elle dut se confronter à la triste réalité. Et une seule phrase lui revenait sans cesse à l’esprit.
Pourvu qu’il ne soit rien arriver à Josh...
Donna : Tout ça, c’est de ta faute !
Malgré le scotch qui lui liait les mains, Donna s’agitait devant Mandy, qui ne se laissa pas impressioner. Elle arborait même un petit sourire satisfait. Celui de quelqu’un qui vient de finir un travail entamé depuis longtemps. Celui d’un meurtrier.
Mandy : Et ce n’est pas fini...
Un homme s’empara alors de Donna et la ligota à un espèce de brancard. Il s’empara d’une aiguille et attendit avec impatience les ordres de Mandy.
Mandy : La partie ne fait que commencer...

***

Les cris. Les sirènes. La fumée. Le sang. La douleur. Voilà ce qui frappa Charlie quand il ouvrit les yeux, ne sachant plus vraiment où il se trouvait. Et puis quand son regard croisa celui de Gina, étalée près de lui, sous une montagne de débris, tout lui revint. I tenta avec tout la peine du monde de souffler à la jeune femme quelques mots.
Charlie : Où est le Président ?
Mais Gina ne répondit pas, elle avait refermé les yeux. Alors Charlie comprit. Il n’avait jusqu’alors pas remarqué qu’une autre personne se trouvait elle aussi plongée sous les décombres du musée. Il s’agissait du Président des Etats-Unis. Charlie tenta maladroitement de se rapprocher de Gina en rampant.
Charlie : Est-ce qu’il respire ?
Aucune réponse. Seulement les cris, les sirènes, la fumée, le sang et la douleur.

***

Quel est la suite du plan diabolique de Hoynes ?
Comment Abbey Bartlet va réagir face au drame qui vient de frapper son mari ?
Léo va-t-il pouvoir gérer l’intendance, une fois arrivé à Down City ?
Donna va-t-elle résister à la torture de Mandy pour sauver ses amis ?
Et surtout, est-ce que le Président est toujours vivant ?

À suivre...
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