A la Maison Blanche [The West Wing]

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 Chapitre 1 : Bonnes et mauvaises nouvelles

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Breakisover

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MessageSujet: Chapitre 1 : Bonnes et mauvaises nouvelles   Lun 19 Fév à 18:47

Voilà, je republie dans ce forum les cinq premiers chapitres de ma fanfiction « California’s Sun ». Je l’avais commencé cet été, avec plein d’idées pour une vingtaines de chapitres, puis je l’avais laissé un peu tomber à la rentrée. Mais récemment, je suis retombée dans ma période « The West Wing » en me refaisant une intégrale des six premières saisons. Je me suis donc remis à écrire et en plus des cinq premiers chapitres déjà disponible sur le site, je rajoute cinq chapitres chapitres inédits. Ma fanfiction commence en douceur, puis s’accèlère à partir du chapitre 4. C’est une sorte de TWW à la sauce 24, dans le sens où le suspense y est omniprésent malgré de grosses ficelles et quelques incohérences. Mais je n’ai pas recherché la perfection, je voulais simplement me faire plaisir, en mettant mes personnages favoris dans des situations pas croyables. L’action se situe après le season premiere de la troisième saison. Je vais quand même introduire des personnages arrivant après dans la série, comme Will Bailey ou Amy Gardner. Alors je vous souhaite bonne lecture et faîtes un maximum de commentaires s’il vous plaît (si il y a encore qui vient lire ce forum !), je publierais surement la suite dans les prochaines semaines...
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Breakisover

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MessageSujet: Re: Chapitre 1 : Bonnes et mauvaises nouvelles   Lun 19 Fév à 18:48

California’s Sun

Copyrights : Les personnages de la série " A la Maison Blanche " sont la propriété de leur auteur Aaron Sorkin, des producteurs et de la chaîne qui détient les droits de diffusion. La publication de fanfics n'a pas de but lucratif.

Chapitre I : Bonnes et mauvaises nouvelles


Les tempêtes qui touchaient la Côte Est depuis quelques semaines semblaient se calmer quelques peu. La pluie incessante continuait tout de même à balayer Washington et des rafales de vents faisaient frémir les passants. Josh observait ce sombre spectacle, assis dans son fauteuil. Il était bien au sec, dans son bureau de la Maison Blanche, mais semblait pourtant de mauvaise humeur. La fatigue, surement. Il travaillait sans relâche depuis que le Président avait révélé sa sclérose en plaques au peuple américain et n’avait plus une minute à lui. Les problèmes se succédaient, entraînant un stress toujours plus grand. Son médecin lui déconseillait trop de tension et d’angoisse, depuis l’attaque de Rosslyn. Mais Josh comptait bien remplir son devoir d’adjoint du secrétaire générale. Donna entra alors dans son bureau et le sortit de ses pensées. En voilà une qui lui était plus que nécessaire en ce moment et dont il ne se passerait pour rien au monde. Mais ça, il était trop fier pour lui avouer !
Donna : Josh...
Josh : Je t’écoutes, quelles sont ces mauvaises nouvelles que tu m’amènent...
Donna : Qui te dit qu’elles sont mauvaises ?
Josh : Une intuition.
Donna : Une intuition ?
Josh : Je n’ai pas entendu une seule bonne nouvelle depuis qu’on a gagné les Primaires, Donna !
Donna : Tu éxagères...
Josh : Tu trouves ? Cites-en moi une autre, pour voir...
Donna : Souviens-toi quand le service d’entretien à réussi à réparer ta chaise de bureau !
Josh : Donna...
Donna : Mon ami Chris si tu préfères...
Josh : Donna...
Donna : Tu la croyais perdu à tout jamais, mais non... Tu vois la vie n’est pas si moche que tu veux le croire...
Josh : Le Président des Etats-Unis a une sclérose en plaques, et on va perdre les prochaines élections ! Qu’est ce que tu veux de plus ?
Donna : Une augmentation...
Josh : Sors de mon bureau...
Donna : Léo veut te parler.
Josh : D’une mauvaise nouvelle, j’imagine ?
Donna : Josh !
Josh : Quoi d’autre ?
Donna : C’est tout.
Josh : Sors de mon bureau.
Donna ouvrit la porte, bien décidé à laisser Josh dans son état d’énervement actuel, mais elle se retourna.
Josh : Quoi ?
Donna : Je ne plaisantais pas en parlant d’augmentation, tu sais...
Josh : Je sais...
Donna : Et...
Josh : Dehors !

***
C.J. relisait un mémo qu’elle venait tout juste de recevoir quand une silhouette familière vint la déranger en frappant à sa porte. Danny Concannon.
Danny : C’est bien ici la Maison Blanche ?
C.J. : Danny ! Que me vaut cette visite ?
Danny : Oh, je passais par là, il y avait de la lumière et je me suis dit, pourquoi pas...
C.J. : Ton humour n’a pas changé...
Danny : Ton poisson rouge non plus... Tu travailles ?
C.J. : C’est agité en ce moment.
Danny : Je n’en doutes pas.
C.J. : Je n’ai jamais été aussi fatigué depuis que je travaille ici...
Danny : Ca se voit.
C.J. : Je te remercie.
Danny : Heureusement, je suis de retour. Le meilleur journaliste de la Maison Blanche va vous sauver de ce pétrin...
C.J. : Ah bon, ils en ont engagés un nouveau ?
Danny : Non, sérieusement, j’ai repris mon poste.
C.J. : Bien, j’en parlerai à Léo.
Danny : C’est ça.
Un long silence mit très mal à l’aise C.J.
Danny : Et nous deux ?
C.J. : Pardon ?
Danny : Nous deux ?
C.J. : Toi et moi ?
Danny : Nous deux.
C.J. avait très bien entendu. Mais la relation qu’elle avait eu avec le journaliste était désormais du passé. Pour elle, tout du moins...
C.J. : On... on en reparlera plus tard Danny, tu vois, je suis en plein travail là et je...
Danny : Je te retrouverais !
C.J. sorta de son bureau dans l’espoir de trouver quelqu’un qui aurait besoin d’elle. Ca ne devrait pas être difficile, en ce moment, tout le monde avait besoin d’elle... Elle se heurta alors à une pile de dossiers, qui s’effondra sur le sol.
C.J. : Excusez-moi.
Derrière cette pile de dossiers, se cachait Toby Ziegler, l’air faussement calme.
Toby : Ne t’excuse pas, c’est normal. J’ai mis quatre heures à classer ces dossiers, j’ai perdu quatre heure de ma vie à les trier par ordre d’importance. C’est normal, C.J., tu n’a pas à t’excuser...
C.J. : Je m’excuse.
Toby : Merci.
Tout en parlant, Toby et C.J. avait déjà ramassé les dossiers, même s’ils se retrouvaient désormais dans le désordre le plus complet.
Toby : Tu m’a l’air soucieuse.
C.J. : Moi ?
Toby : Toi.
C.J. : Pas du tout.
Toby : C.J....
C.J. : D’accord, je suis soucieuse.
Toby : Pour quelle raison ? Enfin je veux dire, pour quelle raison, si on exclue la maladie du Président et les futurs assignations à comparaître que nous allons recevoir, pourquoi es-tu si soucieuse, ce doit être d’une importance capitale...
C.J. : Danny Concannon m’aime toujours.
Toby la regarda d’un air indigné et s’éloigna en vitesse.
Toby : Je suis dans mon bureau en train de classer des dossiers...
C.J. resta seule dans le couloir et aperçut au loin de la silhouette de Danny. Elle repartit en sens inverse et croisa Donna.
C.J. : Ah Donna, tu tombes bien... Tu peux faire passer un message à Josh ?
Donna : C’est une bonne nouvelle ?
C.J. : Qu’est ce qui est une bonne nouvelle ?
Donna : Le message.
C.J. : Non, enfin, je ne...
Donna : Josh ne reçoit que les bonnes nouvelles.
C.J. : Vraiment ?
Donna : Il me l’a clairement fait savoir.
C.J. : Et bien dit lui que Danny Concannon est revenu. C’est une nouvelle. Ni bonne, ni mauvaise. Enfin, mauvaise pour moi, mais ce n’est pas le problème...
Donna : Tu ne peux pas lui dire toi-même ?
C.J. : Si, mais je n’en ai pas envie.
Donna : Alors c’est...
C.J. : Une mauvaise nouvelle, oui je sais !
Donna : Au fait, Léo veut te voir dans son bureau.
C.J. : Pourquoi ?
Donna : D’après toi...
Donna s’éloigna, en repartant vers le bureau de Josh. C.J. soupira...
C.J. : Une mauvaise nouvelle...

***

Entouré des inséparables Ed et Larry, Sam préparait un discours que le Président devait donner dans quelques jours, aux républicains, à propos de sa maladie. Assis autour de la table ovale où se trouvait entassés plusieurs dossiers, ils réfléchissaient à la tournure que devait prendre l’intervention, et Sam commençait à s’endormir.
Larry : Et là, nous devons placer une plaisanterie...
Sam : Une plaisanterie ?
Ed : Sam, ce discours manque d’humour !
Sam : Le Président doit expliquer sa sclérose en plaques à la Majorité et il aurait besoin en plus de raconter une bonne blague ?
Ed : C’est ce qu’il fait toujours...
Sam : Il fait toujours quoi ?
Larry : Raconter des blagues.
Ed : Pour détendre l’atmosphère. Pour montrer qu’il reste fidèle à lui-même, malgré la situation...
Sam : Vous savez quoi ?
Ed : Quoi ?
Sam : Je fais une pause.
Larry : Déjà ?
Sam : Ce discours me tape sur les nerfs, Ed...
Larry : C’est lui, Ed.
Sam : Excuse-moi, je.. je suis fatigué !
Ed : Larry, te souviens-tu de la dernière fois où il ne s’est pas trompé dans nos prénoms ?
Larry : J’avoue que non.
Ed : J’en conclue que Sam est perpétuellement fatigué...
Sam : C’est surement vrai. Je fais une pause.
Larry : Il va pourtant bien falloir finir ce discours...
Sam : Après ma pause.
Sam sortit de la pièce et se dirigea vers un escalier qui le menerait directement aux cuisines de la Maison Blanche. Il avait besoin d’avaler quelque chose, n’importe quoi. Le staff présidentielle avait toujours une réserve de pommes délicieuses dans ses cuisines. Depuis que le Président avait révélé sa maladie, Sam ne savait plus où donner de la tête, entre les discours et l’agitation qu’il devait gérer, avec l’aide de Toby. Ce dernier restait pourtant en retrait, s’occupant d’affaires plus importantes, laissant ainsi à Sam le loisir de prouver son talent. Une tâche gratifiante, mais qui n’était surement pas de tout repos. Comme il l’avait prévu, des pommes se trouvaient entassés à l’intérieur d’un carton, dans un coin de la cuisine. Il s’en empara et alla s’assoir dans un coin pour la déguster et pour réfléchir. Mais une voix familière vint le perturber dans sa méditation...
Ainslay : Sam Seaborn en plein travail...
Sam : Ainslay, que me vaut ce plaisir ?
Ainslay : J’ai entendu dire que toi et ton équipe écriviez un discours pour les Républicains...
Sam : C’est exact. En quoi cela peut t’intéresser ?
Ainslay : Sam !
Sam : Je suis sérieux.
Ainslay : Je suis républicaine !
Sam : Vraiment ? Je croyais qu’on réussirait à te faire changer de camp plus rapidement que ça...
Ainslay : Vous ne m’avez pas convaincue pour l’instant.
Sam : Pourquoi ?
Ainslay : Nous au moins, nous avons des candidats en pleine forme.
Sam : Ainslay, tu connais la règle ?
Ainslay : Quelle règle ?
Sam : On ne plaisante pas avec la maladie du Président.
Ainslay : Tu viens de l’inventer.
Sam : En effet, mais elle est juste.
Ainslay alla à son tour se chercher une pomme et s’installa aux côtés de Sam.
Ainslay : Je peux vous aider à écrire votre discours.
Sam : Nous n’avons pas besoin de ton aide, merci.
Ainslay : Je suis Républicaine...
Sam : Alors qu’est ce que tu fais dans cette Maison Blanche ?
Ainslay : Je sais comment ils réagiront en entendant le discours. Je peux prévoir ce qu’ils vont penser de tel ou tel phrase...
Sam : Tu crois que je n’en suis pas capable ?
Ainslay : Tu n’es pas républicain.
Sam : Encore heureux !
Ainslay : Sam !
Sam : J’ai du travail, je remonte.
Et il s’éxécuta, se levant pour sortir des cuisines et jetant au passage le moignon de sa pomme à la poubelle. Ainslay l’imita et le suivit à travers les escaliers qui les menaient à l’Aile Ouest.
Sam : Tu ferais mieux de retourner dans ta cave...
Ainslay : C’est un bureau Sam, un bureau !
Sam : C’est toi qui le dit.
En chemin, ils croisèrent Donna.
Sam : Salut Donna !
Ainslay : Salut Donna !
Sam : Tu es obligé de répéter tout ce que je dis ?
Ainslay : Je saluais juste Donna.
Sam : Il y a plusieurs façons de saluer une personne. « Bonjour », « Comment tu vas » ou je ne sais pas moi, « Ca roule ? ». Non, il a fallu que tu reprenne mon « Salut » !
Ainslay : « Ca roule » ?
Donna : Hé, je suis toujours là !
Sam et Ainslay : Pardon Donna !
Donna : Sam, Léo veut te voir dans son bureau tout de suite.
Sam : Qu’est ce que j’ai fait ?
Donna : Il convoque tout le staff...
Sam : Des mauvaises nouvelles.
Donna : Toi, tu a croisé Josh...
Sam : Quoi ?
Donna : Laisse tomber. J’ai aussi un message pour Ainslay.
Ainslay : Moi ?
Sam : Mais non, il doit surement s’agir de l’autre Ainslay...
Donna : Léo veut que tu aide Sam pour écrire le discours du Président.
Donna s’éloigna et laissa Sam seul, à la merci d’une Ainslay, affichant un grand sourire.
Sam : Sans commentaire, je t’en prie...
Ainslay : Je suis républicaine et fier de l’être !
Sam : Et moi je vais peux-être aussi m’y mettre...

***
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MessageSujet: Re: Chapitre 1 : Bonnes et mauvaises nouvelles   Lun 19 Fév à 18:48

La pluie semblait ne jamais vouloir s’arrêter. Faisant les cents pas dans son bureau, Léo l’observait, en attendant l’arrivée du staff présidentielle. C’est Margaret qui entra dans son bureau la première.
Léo : Qu’y a-t-il Margaret ?
Margaret : Bruno Gianelli est là.
Léo : Bien faîtes le entrer.
Il savait que le staff du Président n’appréciait pas tellement Bruno et son équipe, mais ils devaient pourtant bien réussir à collaborer. Léo se retourna, Margaret n’avait toujours pas bougé.
Léo : Quoi ?
Margaret : Il ne connaît pas mon prénom.
Léo : Qui ?
Margaret : M.Gianelli.
Léo : Il ne le connaît pas ?
Margaret : Il m’a appelé Thérèse.
Léo : Et alors ?
Margaret : Je m’appelle Margaret.
Léo : Je sais comment vous vous appelez.
Margaret : Alors faîtes lui savoir.
Léo : Lui faire savoir quoi ?
Margaret : Comment je m’appelle !
Léo : Margaret ?
Margaret : Oui ?
Léo : Sortez.
Margaret : Oui.
Et elle s’exécuta, bientôt remplacé par Bruno Gianelli en personne. Ce dernier avait un sourire malicieux, sachant que Léo avait besoin de lui. Quand le reste de l’équipe les rejoint, le Secrétaire d’Etat Général put enfin leur dire ce qu’il avait à leur dire. Josh, Sam, Toby, C.J. et Bruno l’écoutaient attentivement.
Léo : Bien, merci d’être venu.
Josh : Nous n’avions pas vraiment le choix, Léo...
Léo : Alors merci d’avoir obéi à un ordre, Josh. Si je vous ai réuni, c’est pour vous annoncer une bonne nouvelle.
Josh et C.J. soupirèrent bruyemment et Léo avait un peu de honte de l’attitude de son équipe, par rapport à Bruno.
C.J. : Une bonne nouvelle ?
Josh : Le Président n’est pas malade, c’est juste une vaste farce destiné à distraire l’Amérique ?
Sam : La règle, Josh !
Josh : Quelle règle ?
Sam : On ne se moque pas de...
Léo : ...la maladie du Président. Je peux finir ?
Sam et Josh : Désolé...
Léo : Bon. Ces derniers jours furent difficiles pour nous tous, vous êtes fatigués et à bout de nerfs et j’en suis conscient. C’est pourquoi, d’un commun accord avec le Président, j’ai décidé de tous vous envoyez faire un séjour en Californie.
Long silence. Léo s’attendait à un plus grand enthousiasme de la part de son équipe. Ils semblaient ne pas avoir entendu ce qu’il venait de dire.
Josh : Un séjour en Californie ?
Sam : Nous tous ?
C.J. : D’un commun accord...
Toby : ...Avec le Président ?
Léo : Voilà en effet un beau résumé de ce que je viens de dire.
C.J. : En quelle honneur ?
Léo : Pardon ?
C.J. : Pourquoi nous envoyez là-bas ?
Léo : Je viens de vous le dire. Pour que vous preniez du repos.
C.J. : Léo !
Léo : Bon d’accord, le Président doit se rendre à Los Angeles pour une inauguration.
Un long soupir s’éleva partant de C.J. et finissant par Sam.
Sam : C’était bien trop beau pour être vrai !
Léo : Mais je vous promet que vous n’aurez aucun discours à écrire, aucune réunion à laquelle assister. Les seules fois où vous verrez le Président, ce sera à bord de l’Air Force One et lors de ses conférences de presse à la télé. C’est tout.
Sam : C’est tout ?
Léo : C’est tout.
Sam : Vraiment tout ?
Léo : Si je vous le dis.
Josh : Pendant combien de temps ?
Léo : Une semaine. Du samedi au vendredi de la semaine prochaine.
C.J. : La semaine prochaine ! Mais c’est la folie en ce moment, avec les citations à comparaître, les conférences de presse... Nous ne pouvons pas nous permettre de faire une pause maintenant !
Léo : C’est arrangé, C.J.
Sam : Et mon discours ! Ainslay ne sera pas à la hauteur...
Léo : C’est arrangé également, Sam.
Toby : Comment ça c’est arrangé ? Léo, ne me dis pas que...
Léo n’eut pas le temps de répondre, tous les regards se tournaient déjà vers Bruno. Des regards de dégoûts.
Bruno : Passez de bonnes vacances !

***

Toby : Je ne suis pas content du tout !
Sam, Josh et C.J., regardait le directeur de la communication faire rebondir violemment sa petite balle fétiche contre le mur. Ils venaient de sortir du bureau de Léo, choqués d’avoir été ainsi remplacé par l’équipe de Bruno. Donna et Ainslay les avaient rejoint.
C.J. : Je me sens trompée...
Toby : Je me sens trahi !
Josh : Comment ont-ils pu faire ça. Je croyais qu’ils avaient confiance en nous, qu’ils nous croyait capable de tenir, malgré les événements...
C.J. : Qui fera mes conférences de presse ? Je suis irremplaçable !
Sam : Je ne crois pas que Doug et Connie arrivent à nous remplacer...
Donna prennait des risques mais elle décida de s’intégrer dans leur conversation.
Donna : Je ne comprends pas, vous devriez être content...
Toby : Donna, combien de fois devrais-je le répéter : je ne suis pas content du tout !
Donna : Vous êtes tous fatigués et d’une humeur exécrable, n’est ce pas Ainslay ?
Ainslay : Entièrement d’accord.
Sam lui lança un regard massacrant.
Donna : Et lorsque qu’on vous sert une semaine de repos au soleil, vous trouvez encore le moyen de vous plaindre ?
Seul les rebondissements de la balle de Toby venaient perturber le silence qui venait de se créér après la remarque de Donna.
Josh : Vu sous cet angle...
Ainslay : Je pense que Donna a raison. Profitez de cette opportunité, elle ne se représentera pas deux fois. Et puis si vous doutez de la confiance du Président, vous n’avez qu’à vous adressez à lui, plutôt que de déverser votre frustration sur votre entourage !
Sam voulait lui lancer à nouveau un regard noir mais préféra laisser tomber.
Toby : Ginger !
Sam : Toby, nous n’allons quand même pas nous plaindre devant le Président ?
Toby : Ginger ! Sam, je ne t’ai jamais demandé de me suivre...
Ginger accoura vers son patron.
Ginger : Oui ?
Toby : Trouvez nous un rendez-vous avec le Président...
Ginger : Mais...
Toby : C’est urgent...
Ginger : Je ne sais pas si...
Toby : Ginger, je ne suis pas content du tout !
Ginger : Dans ce cas, je vais voir ce que je peux faire...
Ginger s’éloigna et Toby recommenca à lançer sa balle.
Sam : Toby, je ne sais pas si c’est une bonne idée...
Toby : Si le Président a l’intention de nous remplacer en douceur, je préfère encore donner ma démission...

***

Jed Bartlet n’avait jamais pu de trouver un petit moment à lui depuis l’annonce de sa maladie à la presse, il y a un peu plus d’un mois. C’était donc le moment rêvé. Abbey ne rentrait pas avant le lendemain matin et il avait prévenu Mrs Landingham qu’il ne prenait plus de rendez-vous de la soirée. Non, pas Mrs Landingham, c’était Charlie qu’il avait prévenu. Il n’arrivait toujours pas à se faire à la disparition de sa fidèle secrétaire. La porte du bureau ovale s’ouvrit dans un courant d’air et il dut aller la fermer lui-même. Puis, il alla prendre un bon livre sur l’astronomie, « La vie sur Mars », fraichement emprunté à la bibliothèque de la Maison Blanche. Il allait sortir pour se rendre à la Résidence, quand Charlie entra dans son bureau.
Charlie : Monsieur le Président.
Bartlet : Charlie ! Vous voyez, je m’apprêtais à partir. Vous venez me souhaiter une bonne nuit, j’espère...
Charlie : Il y a comme qui dirait, un empêchement, monsieur...
Bartlet : Dîtes-moi que c’est une blague, Charlie...
Charlie : Ce n’est pas une blague, monsieur.
Bartlet : Si c’est encore Babish qui veut me voir, dîtes lui d’aller se faire voir ! « La vie sur Mars » m’attend !
Charlie : Votre équipe a un besoin urgent de vous parler.
Bartlet : Qu’est ce que vous appelez mon équipe ?
Charlie : Toby, C.J. Josh, Sam...
Bartlet : C’est l’équipe de Léo, ça...
Charlie : Qui fait partie de votre équipe, monsieur ?
Bartlet : Vous faîtes partie de mon équipe, Charlie !
Charlie : Je les fait entrer, monsieur ?
Barltet : J’ai le choix ?
Charlie : Pas vraiment, monsieur.
Bartlet : Faîtes les entrer...
Charlie : « La vie sur Mars », monsieur ?
Bartlet : On n’en sait jamais assez sur Mars, vous savez...
Charlie : J’en suis convaincu, monsieur...
Charlie sortit. Bartlet était las. Il n’avait vraiment aucune envie de se lancer dans un débat avec les membres du staff. Il savait pertinement que ce voyage en Californie les ferait jaser, il savait qu’ils viendraient un soir dans son bureau pour se plaindre. Et il avait raison, Toby venait d’entrer, suivi de près par Josh, C.J. et Sam. Charlie ferma la porte derrière eux et laissa le Président seul face à « son équipe ».
Toby, Sam, C.J. et Josh : Bonsoir monsieur le Président.
Bartlet : Bonsoir tout le monde ! Que me vaut cette tardive visite ?
Toby : Et bien, figurez-vous que Léo nous a convoqué il y a quelques minutes pour nous annoncer une nouvelle.
Sam : Une bonne nouvelle.
Josh : Elle est mauvaise, Sam !
Sam : Oui, mais Léo nous avait dit qu’elle serait bonne.
Bartlet : Par pitié, faîtes un choix, il est très important pour moi de savoir si elle était sensé être bonne ou mauvaise...
Toby : Je reprends, monsieur. Ils nous appris que vous projetiez de nous envoyez passer un séjour d’une semaine en Californie, en votre compagnie.
Bartlet : Je suis au courant, en effet. Où est le problème ? Ma compagnie vous importune ? Est-ce que quelqu’un aurait une sclérose en plaques qu’il m’aurait caché, l’empêchant de faire ce voyage ?
C.J. : Nous nous sentons trahi monsieur.
Bartlet : Trahi ? Mais je pensais vous faire plaisir en vous offrant des vacances...
C.J. : Nous pensons que... que vous cherchez à nous mettre sur la touche...
Bartlet : C’est une blague ? Dîtes moi que c’est une blague ?
Toby : Nous sommes sérieux, monsieur.
Bartlet : Toby, est ce qu’une seule fois depuis les Primaires ais-je cherché à vous mettre sur la touche ?
Toby : Non, monsieur.
Bartlet : Alors pourquoi le ferais-je au moment où j’ai le plus besoin de vous tous ?
Toby : Je vous le demande, monsieur.
Bartlet : Vous croyez que je ne vous fais pas confiance ? Que je veux me débarrasser de vous comme on se débarrasse d’une paire de chaussures en rentrant chez soi après une dure journée de travail ?
Josh : Alors pourquoi nous envoyez en Californie ?
Sam : Nous avons en plus entendu dire que nous n’aurons aucune tâche politique à y effectuer...
Bartlet : Bien sur que non, c’est le principe même des vacances !
C.J. : Pourquoi des vacances alors que, comme vous nous l’avait justement fait remarquer, vous n’avez jamais eu plus besoin de nos services ?
Bartlet : Parce que vous les méritez ces vacances. Vous m’avez prouvé à maintes reprises que je peux vous faire confiance, ne doutez plus jamais ainsi de moi...
Toby, Sam, C.J. et Josh : Bien, monsieur.
Bartlet : Mais ce n’est pas une raison pour attraper la grosse tête...
Les quatres collègues retrouvèrent soudainement leur calme. Finalement, Bartlet ne leur en voulait pas vraiment. Il s’attendait à cette réaction et la comprenait. Mais jamais l’équipe de Bruno ne remplacerait la sienne.
C.J. : J’ai encore une question, monsieur.
Bartlet : Allez-y C.J., je ne suis plus à une minute prêt désormais...
C.J. : Pourquoi nous imposer un voyage en Californie. Ce sont nos vacances, nous en faisons ce que nous voulons, normalement...
Bartlet : Parce que j’ai toujours besoin de vous...
Il n’en fallut pas plus pour convaincre ses interlocuteurs. Bartlet s’empara de « La vie sur Mars » et prit le chemin de la sortie.
Bartlet : Maintenant, si vous le voulez bien, je vais me plonger dans « La vie sur Mars » et oubliez durant, au moins quelques minutes, que je suis le Président du pays le plus influent du monde et qui a, qui plus-est, une sclérose en plaque potentiellement mortel, afin de m’envoler dans la voie lactée. Bonne nuit à tous !

***

À suivre...
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