A la Maison Blanche [The West Wing]

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 2.03 - Le candidat idéal

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Heather
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MessageSujet: 2.03 - Le candidat idéal   Jeu 22 Juin à 9:31

2.03 - Le candidat idéal

Un épisode très politique qui se déroule sur plusieurs mois, couvrant la période entre l'attentat et les mid-terms (élections à mi-mandat présidentiel pour renouveler notamment une partie du Congrès) et permettant la convalescence de Josh.

L'épisode explore également les conséquences psychologiques de l'attentat et les effets traumatiques dudit évènement. Si CJ avait paru la plus choquée et troublée tout de suite après les attentats, ce n'est pas elle qui semble souffrir des séquelles à moyen terme, jouant dans l'épisode la voix de la raison et ayant récupéré toutes ses facultés.
Toby se met en tête de traquer les organisations racistes prônant la violence, car les tireurs et celui qui a été arrêté avaient tous leur "carte de membre" d'une organisation de la "fierté blanche". Il veut mettre le FBI sur le coup, monter un fichier de tous les membres et financiers de tels groupuscules. On peut voir dans cette volonté presque instinctive de Toby, une réaction normale des autorités lorsqu'elles se retrouvent sous attaque, qui est de se tourner vers des mesures liberticides, pensant ainsi garantir leur sécurité, les droits civils et constitutionnels des citoyens passant soudain au second plan... (Dans la réalité, on peut faire un parallèle avec le Patriot Act de l'administration Bush ou encore toutes les lois dit "anti-terroristes" adoptées dans de nombreux pays après le 11 septembre -sachant néanmoins que cette saison 2 date d'avant ces attentats).
Le Président également souffre de troubles, il concentre tous ses efforts et se focalise sur l'élection d'un comité scolaire local où un de ses anciens adversaires se présente. Néanmoins, le président garde un peu plus de distance que Toby, et à la fin de l'épisode, on retrouve "notre" président qui montre à Toby le quartier général de l'organisation "Fierté blanche", il lui avoue que chaque jour depuis qu'il a cette photo, il a envie de lancer le FBI dessus, mais que chaque jour, il parvient à se raisonner. A la fin de l'épisode, les deux semblent redevenus plus eux-mêmes, certes, seul le temps pourra complètement les guérir, mais ils paraissent au moins maîtriser leurs réactions instinctives.
Charlie a également du mal à dépasser l'attentat, surtout en se considérant comme celui "qui a failli faire tuer le président", comme le dit avec ironie un informaticien. Il crie même sur le président au sujet de sa lubie de téléphoner de sa résidence. La tension soudaine de cette scène illustre bien les nerfs à vif des différents membres de la Maison Blanche et les conséquences de l'attentat. Mais l'informaticien remet un peu les idées en place à Charlie en lui disant une phrase que son père lui disait toujours : "Si on te tire dessus, c'est que tu fais quelque chose de bien" (bon, après tout est relatif, mais dans le cas de la mère de Charlie ou dans le sien, cela s'applique). Finalement à la fin, il va retrouver Zoey. Et une petite note d'humour avec Léo qui leur lance "sortez couvert", voulant leur dire d'être protégés par les services secrets. Mais Charlie a priori comprend l'autre chose à comprendre par cette phrase, ce qui fait rire tout le monde

L'intrigue principale se concentre sur les midterms. Avec Sam qui convoque un ancien copain de fac pour qu'il se présente dans une circonscription, mais plus tard, des informations orientées dans un certain sens sur la sélection des jurés effectuée par le copain procureur ou encore son appartenance en fac à une société ne comportant que des blancs pose problème. Il ne s'agit pas de savoir si ces accusations de racisme sous-entendues sont fondées, mais comme nous sommes en politique, il faut prendre en compte l'image et l'interprétation que les électeurs vont en faire. La Maison Blanche lâche donc Thomas, contre l'avis de Sam, pour qui la parole donnée compte. Il se range aux ordres de Léo, mais une nouvelle fois, on voit Sam un peu comme un idéaliste, pour qui certaines choses comme les promesses de soutien comptent plus que la politique politicienne.
Les démocrates ont l'espoir de reconquérir la Chambre des représentants et quelques sièges au Sénat, notamment grâce à la vague de sympathie provoquée par les attentats.

Pourtant, l'épisode se finit sur les marches du perron de Josh, une bière à la main, et Josh qui ironise : "400 millions de dollars dépensés et rien n'a bougé"...
Les républicains gardent la majorité au Congrés dans les deux chambres, le législatif restant d'une couleur opposée à l'exécutif.

Pour émailler toutes ces storylines et faire digérer toute cette politique aux téléspectateurs apolitiques (dans tous les sens du terme), les dialogues sont émaillés de petites piques et de petits moments d'humour, comme lorsque le président leur sort un mot fort compliqué pour les coller et que Sam répond.. Sam : Euh... Vous vouliez peut-être donner la réponse vous-même ?
Ou encore les dissertations sur les petits fours et la provenance des garnitures Laughing

D'ailleurs, une des scènes fortes de l'épisode est celle de la réception des animateurs radio. Le président arrive pour faire un petit discours informel, que lui a préparé Sam. Il commence, mais la présence d'une animatrice spécifique le perturbe. Il hésite un peu, puis finalement n'y tenant plus, l'interpelle.
Le président : Vous considérez l'homosexualité comme une abomination ?
La femme : Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la Bible.
Et le président de citer d'autres passages de la Bible, comme celui autorisant l'esclavage, la lapidation, le fait de porter des vêtements de deux tissus différents, ect... Un traitement par l'absurde d'une affirmation absurde. J'ai adoré sa façon de tourner en ridicule son argument principal qui était de se réfugier derrière un livre écrit il y a des millénaires et qui reflétait une société et des moeurs qui n'ont plus aucun rapport avec le monde moderne. Il souligne parfaitement -et on le reconnaît bien là- les incohérences et la bêtise de cet argumentaire, et pour finir d'assomer cette femme il conclut : "Ici on est à la Maison Blanche, et quand le président est debout, personne n'est assis."
Excellente scène où on retrouve le Bartlet que l'on connaît, passioné, intelligent...

--> Un très bon épisode très politique "politicienne", mais évoquant des situations réelles et des thèmes de société très actuels (les mesures liberticides en conséquence d'attentat), avec des dialogues toujours aussi réjouissants et débités à une fréquence hallucinante comme toujours cheers
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